Partir du principe que tous les enfants aiment leurs parents, est un mauvais principe. Ce n’est pas parce que c’est ton père ou ta mère que tu l’aimes.
On peut y être attaché. Eprouver un vague sentiment de perte lorsqu’ils partent (définitivement ou non). Mais on n’est pas obligé d’aimer ses parents. Celui qui me sort « Mais enfin c’est ta/ton mère/père ! Tu l’aimes ! » comme l’évidence première, je le retourne et je le défonce par derrière.
Parce que non et non, personne ne peux t’obliger à aimer qui que se soit. Que se soit ton père ou ta mère.
La où je veux en venir, c’est que moi, je n’aime pas mon père. Il m’horripile. Il m’insupporte. Il me dégoûte. Au point que je ne m’assieds jamais sur une chaise qu’il vient de quitter (ou tout autre objet qu’il vient d’utiliser), je ne mange pas à table quand il y est et je sors d’une pièce quand il y entre. Et ce depuis 8 ans plus ou moins.
Aujourd’hui mon père (puisqu’il faut bien l’appeler ainsi) a encore gâché une soirée qui s’annonçait agréable en famille (sans lui évidemment). Ce n’est ni la première fois ni la dernière.
J’ai pas à dire pourquoi on en est arrivé là. Parce que petite, je le reconnais, il était comme tous les papas, le plus gentil des papas du monde. Aujourd’hui, une fois de plus, il a un peu plus gâché la vie de ma mère, de mon frère, de ma sœur et de moi-même.
Mais dans l’histoire, nous seuls sommes coupables. Pourrait-on m’expliquer alors pourquoi la moitié de sa famille refuse désormais de lui adresser la parole, sous prétexte qu’il n’est qu’un gosse ayant oublié de grandir (et autres) ?
A force de m’avoir bien fait comprendre que sans lui, je n’aurais rien à manger et tout ce que je possède, je lui dois (amen papa), j’ai bien retenu la leçon, aujourd’hui, tu n’es qu’un compte en banque sur patte et je ne vois aucun autre intérêt de te garder dans la maison si tu arrête soudainement d’approvisionner le compte en banque conjugal.
De toutes les manières, je ne t’aime pas... plus. Tout au plus je t’apprécie parfois. Mais en profondeur, je ne t’aime vraiment plus.
Et ça, ça va te faire bien mal la gueule quand tu vas t’en rendre compte. Parce que évidemment, tu es persuadé que tout le monde t’adore





